Des mots pour être mieux, pour être Soi

stress

La méthode TOOLS : des outils pour changer de vie !

Outil n°4 : Le flux de gratitude

la méthode TOOLs outil n°4Vous avez tendance à vous faire facilement du souci ? Vous êtes souvent préoccupé, mécontent, anxieux, critique envers vous-même ou les autres ? Vous vous laissez fréquemment entraîner dans une spirale de pensées négatives ? Alors ce 4ème outil de la méthode TOOLS est fait pour vous ! En plus il est selon moi facile à mettre en œuvre !

Pour rappel, la méthode Tools vous permet de résoudre en toute indépendance des problèmes de tous les jours grâce à des ressources accessibles. Bref, de changer en vous ce qui vous dérange, et ce par vous-même,  sans faire appel à un psy. Pour plus d’infos sur la méthode Tools, voir mon article d’introduction : « La méthode Tools : des outils pour changer de vie » .

Quand utiliser cet outil ?

Broyer du noir, ça arrive à tout le monde. Mais il  y a des moments où nous nous sentons enfermés dans les soucis, les appréhensions, les regrets, la haine de soi… sans parvenir à en sortir. Notre esprit se laisse facilement happer par les pensées et les émotions négatives, qui deviennent de plus en plus intenses et s’enchaînent d’elles-mêmes ; nous avons alors le sentiment d’être coincés dans un engrenage inconscient.

Tout se passe comme si, par la répétition de nos ruminations mentales, nous nourrissions un nuage d’énergie négative qui finit par acquérir une existence propre. Cet obscur monde intérieur nous subjugue et déforme notre vision de la réalité extérieure. Un voile impénétrable se crée, qui exclut tout ce qu’il peut y avoir de positif dans la vie.

C’est ainsi que la dépression se met en place. Mais sans aller jusque là, ce mécanisme a vraiment beaucoup d’effets pervers : désespoir, sentiment d’être seul et coupé de tout, culpabilité,  sensation de dysharmonie, tendance à dramatiser… Difficile dans ces conditions de trouver la paix intérieure !

Les méthodes pour éradiquer la négativité sont nombreuses. Remède le plus connu : la pensée positive ! Sans vouloir dénigrer ces différentes approches, le fait est que transformer son monde intérieur en remplaçant une pensée négative par une autre positive est extrêmement difficile, tant les pensées négatives sont puissantes.

Et pourquoi sont-elles si puissantes ? Parce qu’elles nous donnent l’illusion de contrôler les événements ! Comme si par exemple s’inquiéter nous protégeait du danger. Persuadés que l’univers est indifférent à notre sort, que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, nous nous accrochons férocement au sentiment de pouvoir plus ou moins magique que procurent les pensées négatives.

Que faire alors ? Tout simplement utiliser…

La gratitude

la méthode TOOLs outil n°4Pourquoi la gratitude ? Parce que loin d’être indifférent à notre égard, l’univers abrite une force supérieure qui nous a créés et demeure profondément soucieuse de notre bien-être. Nous pouvons appeler cette force supérieure La Source, l’ultime force positive de l’univers.

Certes, le sentiment profond de la bienveillance de tout ce qui est ne s’impose pas naturellement. Nous pouvons discuter ce point, ainsi que celui de la nature de cette Source. Cela nous amène toutefois dans un autre débat. Ce qui est certain, c’est qu’il est possible de vivre des instants de grâce où l’on perçoit, intensément, tout ce qui nous est donné. Il n’y a alors aucun effort à faire pour se sentir empli de gratitude. Que ce soit la contemplation de la nature, la naissance d’un enfant, une bonne nouvelle… Ce ressenti est souvent lié aussi à des choses « banales » : le fonctionnement de notre corps, l’air que nous respirons… Oui, nous pouvons vivre cela comme un cadeau, un miracle de générosité, et ainsi nous sentir relié à quelque chose qui nous dépasse. On cesse alors d’être seul, et la négativité diminue.

Très bien, me direz-vous, mais je suis trop sceptique pour ça ! Je ne crois pas à cette Source…

Peu importe nos croyances conscientes ; notre inconscient a du monde une vision qui lui est propre. Le problème est que la Source ne relève pas du monde physique. Nos 5 sens sont incapables de la percevoir, mais lorsque notre cœur s’immerge dans la gratitude, nous nous relions à cette puissance qui nous dépasse, si bien que ce sentiment de gratitude est en fait le moyen par lequel nous la percevons : la gratitude perçoit le monde spirituel aussi clairement que nos yeux et nos oreilles captent le monde physique.

Beaucoup d’entre nous ont donc fait cette expérience spontanée de la gratitude qui relie à la Source. Mais pour vaincre la négativité, il faut pouvoir accéder à la Source à tout moment, et donc apprendre à activer son sentiment de gratitude à la demande.

Comment faire ?

Il s’agit donc de cultiver la gratitude dans notre vie quotidienne, pour nous maintenir en connexion profonde avec la Source.

Il y a 3 étapes :

  1. Commencez par énumérer intérieurement certains aspectsspécifiquesdevotrevie (au moins 5) qui méritent votre reconnaissance, notamment des choses mineures que vous ne remarquez que lorsqu’elles vous sont retirées. Il peut s’agir aussi de choses négatives qui ne vous arrivent pas. (Je ne suis pas malade, je ne vis pas dans un pays en guerre…) Prenez le temps de vraiment ressentirde lagratitude pour chacune. Evitez de choisir les mêmes éléments à chaque fois que vous pratiquez. Ressentez le léger effort qu’il est nécessaire d’accomplir pour trouver ces éléments.
  2. Après une trentaine de secondes, cessez de réfléchir et focalisez-vous sur la sensation physique de gratitude. Vous la sentez monter directement du cœur. Cette énergie qui émane de vous, c’est le Flux de gratitude.
  3. Comme cette énergie sort de votre cœur, votre poitrine va se détendre et s’ouvrir. Vous sentirez alors venir à vous une présence irrésistible, riche d’une capacité de don infinie. Vous avez établi le lien avec la Source.

la méthode TOOLs outil n°4Idéalement, il s’agit de créer un flux sans fin de pensée et de gratitude, qui se renouvelle constamment et  qui affirme l’incessante générosité de la Source. Cet outil doit devenir un état naturel, une façon d’être, qui nous permet ainsi de nous sentir présents et reliés en permanence.

Vous y gagnerez paix de l’esprit, calme intérieur, plus d’énergie et de motivation, qui viendra non d’un manque à combler, mais bien d’un vécu de reliance et de plénitude. Vous prendrez aussi davantage de recul par rapport à ce qui se présente au quotidien. Beau programme ! Mais n’oubliez pas que cela requiert un travail constant pour entretenir cette connexion ; tout comme la méditation, c’est un état actif !

En résumé…

Chaque fois que vous êtes assailli de pensées négatives, ou simplement lorsque votre esprit vagabonde, utilisez l’outil du Flux de gratitude : ressentez profondément de la reconnaissance pour différents éléments de votre vie. Vous vous reliez ainsi à la Source de tout ce qui est.

Vous pouvez mettre en place le recours à cet outil dans votre emploi du temps quotidien, par exemple sous la forme d’un journal de gratitude à remplir touts les soirs, après votre journée. Très porteur ! Mais surtout ressentez de la gratitude dès qu’apparaît la première idée noire, (autocritique, jugement, plainte, pensée obsédante…) en utilisant la négativité comme un signal.

Je rapproche ce vécu de gratitude de la méditation, qui est aussi une manière d’être présent et donc relié à tout ce qui est. Dès que l’on entre en contact avec Soi, on ne peut ressentir que la joie et la reconnaissance… Les programmes de Mindfulness destinés aux personnes dépressives reposent d’ailleurs sur un principe semblable, à savoir une vigilance par rapport aux tout premiers signes de négativité, afin d’éviter la spirale infernale. Comme quoi tout se rejoint !

J’espère que cet outil vous inspire autant que moi… C’est agréable à vivre la gratitude, et finalement facile à mettre en place ! Alors allons-y !!

le stress au travailPourquoi la plupart des remèdes contre le stress ne marchent pas

(ou pas durablement…)

Le stress au travail est manifestement une plaie, une cause majeure d’absentéisme et souvent un frein à la qualité des performances individuelles, je ne vous apprends rien. De nombreux traitements ou solutions sont proposés afin de détendre le corps, calmer l’esprit et aider la personne à faire face. Massages, huiles essentielles, activité physique, gestion du temps, régime alimentaire sain, respiration, humour… tout cela fait du bien, atténue les symptômes et la tension intérieure, mais est-ce que cela résout réellement les problèmes de stress ? Je veux dire : est-ce que ces remèdes ou actions guérissent la personne de son stress ? De sa tendance à stresser, à s’inquiéter, à angoisser face aux difficultés rencontrées ? A mon avis, non.

Pourquoi ?

Je vais pour expliquer cela me référer au modèle ABC du psychologue Albert Ellis.

Dans ce modèle :

  • A représente la situation qui déclenche le stress ou qui est potentiellement cause du stress
  • C représente les conséquences du stress : émotions négatives, problèmes physiologiques, etc.
  • B représente la boîte noire, constituée par tout ce qui se passe dans la tête de la personne : croyances, pensées, interprétations… Le filtre individuel, construit au fil de notre histoire et de nos expériences, et propre à chacun de nous. En fonction de notre vécu, nous percevons, analysons, réagissons différemment face à un stimulus identique. L’un a peur de parler en public, l’autre pas. Je ne supporte pas d’être en retard, cela vous indiffère. Et ainsi de suite.

stress au travailA votre avis, à quel niveau agissent la plupart des outils de gestion du stress ? Au niveau C.

Et quel est selon vous le point le plus important ? Le point B bien sûr. C’est votre carte du monde, la manière dont vous vivez les choses qui impactent le plus votre réaction de stress, quelle que soit la situation de départ.

Prenons un exemple concret : un employé travaille dans une entreprise en restructuration. Il y aura probablement des licenciements, mais c’est l’incertitude. Voilà une situation considérée typiquement comme stressante.

  • A est donc l’incertitude
  • B ce qu’il en pense, comment il interprète ce fait
  • C les conséquences potentielles sur ses émotions, sa santé, etc.

Que peut faire l’employé ?

  • Il peut agir au niveau A : décider de changer de boîte par exemple, ou interroger sa hiérarchie… Bref, agir sur la situation perturbante.
  • Il peut agir au niveau C : prendre soin de lui, se détendre, méditer (voir l’article : les 7 bienfaits de la méditation)… pour réduire au maximum les effets négatifs de l’incertitude.
  • Il peut agir aussi au niveau B : modifier sa perception de cette incertitude. Supposons qu’il analyse la situation, et décide de conserver son poste le plus longtemps possible, car il y trouve toute une série d’avantages. Ce faisant, il se réapproprie sa vie, il fait un choix personnel : celui de rester dans ce job malgré le climat d’incertitude qui y règne. Ne plus se percevoir comme victime supprime déjà une part importante du vécu de stress !

gérer le stress au travailOn peut même aller plus loin : supposons qu’il ne puisse rien changer à la situation, au point A donc. L’employé peut faire en sorte de modifier son regard sur les événements, de manière à les rendre acceptables pour lui. Il peut se rendre compte que c’est la troisième fois qu’il se retrouve dans cette situation, et que ce n’est sans doute pas par hasard. Quelle leçon y a-t-il à tirer de cette expérience ? Manque-t-il de confiance en ses compétences ? A-t-il tendance à croire, plus ou moins inconsciemment, que tout doit être difficile dans la vie, qu’il faut se battre pour réussir ? A-t-il confiance en la vie ? Ce travail, cette vie est-elle faite pour lui ? Est-il en accord avec lui-même, ou poursuit-il de fausses valeurs ?

Il peut se rendre compte, à un niveau plus profond encore, que son inquiétude signifie qu’il est coupé de son intuition, de sa connexion à son intelligence supérieure.

Les niveaux de travail sont multiples, en fonction des croyances de la personne.  Et aussi de la remise en question qu’elle est prête à entreprendre…

On le voit par cet exemple, seul un travail de fond sur les croyances, le système d’interprétation de l’individu, son rapport au monde peut apporter des résultats structurels et durables dans la manière de réagir aux événements, et donc de « stresser » ou pas. Et quelle que soit le choix effectué, quel que soit le changement interne que la personne est prête à assumer, elle aura au moins pris une décision en connaissance de cause. Cette démarche en soi la sort de la passivité et de l’impuissance vécues qui nous plongent si souvent dans cet état de stress si pernicieux.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle méthode est selon vous efficace pour gérer, voire supprimer le stress au travail ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

Maryse Legrand

PS : Cet article sera dans quelques temps inséré dans mon site www.maryselegrand.com, consacré exclusivement à la gestion du stress au travail, mais encore en construction pour l’instant.

 

Cet article participe au festival « A la croisée des blogs » organisé en ce mois de novembre par Pierre Cocheteux (http://vaincre-les-risques-psychosociaux.fr). Le thème en est « La santé au travail ». « A la Croisée des Blogs » est un événement mensuel inter-blogueurs organisé par le blog Développement personnel.org depuis Octobre 2008.

photos Flickr: 1: Helga Weber, 2: martathegoodone, 3: Nicholas Carter