Des mots pour être mieux, pour être Soi

 

Une histoire de colère…

 

une histoire de colère...C’est  sans doute une sorte de loi des séries, mais dernièrement plusieurs de mes clientes sont venues me voir avec la même problématique. Elles étaient en colère… colère contre leur compagnon, leurs enfants, les embouteillages, la file à la caisse du supermarché… tout ce qui freine, ralentit, contrarie, les mettait sur les nerfs. D’où mauvaise humeur, scènes de ménage, bébés qui pleurent, enfants difficiles à l’école… Bref le cauchemar qui s’installe, avec l’impression d’être au bord du gouffre ! Elles s’attendaient à des semaines de séances de thérapie, bien décidées l’une à sauver son couple, l’autre à se sentir définitivement plus calme et mieux dans sa peau.

Pourtant, il a suffi de 3 ou 4 séances pour qu’elles constatent une amélioration significative de leur problème. Comment est-ce possible ?

D’abord, et c’est souvent le cas, le milieu familial dans lequel elles ont grandi était marqué par la violence, verbale si pas physique. Des cris, des disputes, des séparations, voire l’alcool et la dépression… Les petites filles qu’elles étaient n’ont pas été respectées ni accompagnées. Surtout, elles ont reçu de mauvais modèles de communication. Elles n’ont pas appris à exprimer  leurs émotions, leurs besoins par des mots, dans le calme. Elles ne savent pas comment formuler une demande dans la considération de soi et de l’autre. Or il est possible d’exprimer ce qu’on ressent, même une émotion négative, sans agresser ! La communication non violente (CNV) de Marshall B. Rosenberg devrait être intégrée dans les programmes scolaires !

Cette prise de conscience est déjà un premier pas : souvent on ne fait que reproduire ce qu’on a toujours vécu, parce qu’on ne connaît rien d’autre, et qu’on ne se rend pas compte qu’il est possible de fonctionner autrement !

colère - blog Auxiliaire Être Communiquer, donc. Observer une situation sans jugement, reconnaître et mettre des mots sur ses sentiments, cerner les besoins qui en découlent, et finalement formuler une demande suffisamment concrète pour que l’autre puisse y répondre.

La démarche de la CNV, apparemment simple, est moins évidente qu’il y paraît à mettre en œuvre. Mon but ici n’est pas de présenter en détail cette approche mais de donner des pistes. L’important est qu’une prise de conscience et un changement d’attitude aient été amorcés vis-à-vis de l’entourage.

Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi « nettoyer » les blocages émotionnels, les mémoires ancrées dans notre système énergétique. Et c’est là que le « tapping », l’EFT, entre en jeu. Quelques rondes et l’énergie se remet à circuler, les émotions négatives se dissipent et retombent, comme l’eau qui s’écoule d’un évier ! Le ressenti est souvent spectaculaire. Et l’effet est durable, car le changement ne se limite pas au mental ; il est vécu dans le corps.

Et par ricochet, compagnon et enfants changent aussi, car tout cela fonctionne de manière systémique ; si vous modifiez un élément, ceux qui y sont liés se transforment automatiquement ! Elle n’est pas belle la vie ?

Bien sûr je ne vais pas prétendre ici qu’il est possible de vivre une transformation personnelle complète et profonde après quelques séances de psychothérapie. Mais vivre un mieux être, voir ses relations de couple s’améliorer alors qu’on pensait à se séparer, voir ses enfants abandonner les comportements agressifs, c’est déjà un progrès, non ?

vivre un mieux êtreAlors voilà, c’est important de savoir qu’il est possible à chacun d’effectuer un changement significatif dans sa vie sans y passer des années. C’est tout le mal que je vous souhaite cher lecteur!

A bientôt !

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Lectures recommandées :

  • Marshall B. Rosenberg : Les mots sont des fenêtres (ou des murs) Editions Jouvence – un classique sur la Communication Non Violente, par le créateur de cette approche.
  • L’EFT (technique de libération émotionnelle) pour les nuls, par H. Fone et J-M Gurret, Editions First – Une bonne introduction aussi dans cette série particulièrement claire et agréable à consulter, à mon avis.

Photos Flickr :

Photo 1 : I..C..U

Photo 2: erimbod

Photo 3: BebopDesigner

 

2 réponses à Une histoire de colère…

  • A partir du moment où une personne prend conscience qu’elle a un problème dans la gestion de ses émotions de manière générale et de ses colères en particulier, je pense qu’elle est alors prête à se donner les moyens d’avancer et sera réceptive à une psychothérapie brève ou autre. Mais combien sont-ils ou elles capable de se remettre en question et d’envisager que la source du problème est en eux ou elles? Ayant moi-même pris conscience de certaines choses il y a maintenant plus de 10 ans, je suis depuis lors en constante évolution. Ca n’a pas toujours était facile, parce que l’inconscient vous ramène toujours vers le connu, mais ça vaut la peine de s’accrocher parce que l’épanouissement personnel est au bout du chemin. J’ai lu que les gens mettaient plus d’énergie à oublier leur malheur qu’à construire leur bonheur. Cela résulte probablement de notre culture judeo-chrétienne : il faut souffrir pour être quelqu’un de bien. Et si on changeait cette mentalité et qu’on apprenait à cultiver notre bonheur? Je pense qu’il y aurait déjà moins de raison de se mettre en colère puisque les gens seraient plus épanouis.

    • Oui Anne je suis également persuadée qu’il est possible d’évoluer sans souffrir! Mais la souffrance apporte aussi beaucoup de bénéfices secondaires… et il n’est pas toujours facile d’y renoncer, aussi étrange que cela puisse paraître. Le premier pas est en effet de s’assumer, de reconnaître que c’est à nous de changer, même si on a subi des préjudices. Et une fois le terrain déblayé, envisager de construire son bonheur sur des bases saines… quel beau programme!

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