Des mots pour être mieux, pour être Soi

Archives mensuelles : septembre 2013

 

Une histoire de colère…

 

une histoire de colère...C’est  sans doute une sorte de loi des séries, mais dernièrement plusieurs de mes clientes sont venues me voir avec la même problématique. Elles étaient en colère… colère contre leur compagnon, leurs enfants, les embouteillages, la file à la caisse du supermarché… tout ce qui freine, ralentit, contrarie, les mettait sur les nerfs. D’où mauvaise humeur, scènes de ménage, bébés qui pleurent, enfants difficiles à l’école… Bref le cauchemar qui s’installe, avec l’impression d’être au bord du gouffre ! Elles s’attendaient à des semaines de séances de thérapie, bien décidées l’une à sauver son couple, l’autre à se sentir définitivement plus calme et mieux dans sa peau.

Pourtant, il a suffi de 3 ou 4 séances pour qu’elles constatent une amélioration significative de leur problème. Comment est-ce possible ?

D’abord, et c’est souvent le cas, le milieu familial dans lequel elles ont grandi était marqué par la violence, verbale si pas physique. Des cris, des disputes, des séparations, voire l’alcool et la dépression… Les petites filles qu’elles étaient n’ont pas été respectées ni accompagnées. Surtout, elles ont reçu de mauvais modèles de communication. Elles n’ont pas appris à exprimer  leurs émotions, leurs besoins par des mots, dans le calme. Elles ne savent pas comment formuler une demande dans la considération de soi et de l’autre. Or il est possible d’exprimer ce qu’on ressent, même une émotion négative, sans agresser ! La communication non violente (CNV) de Marshall B. Rosenberg devrait être intégrée dans les programmes scolaires !

Cette prise de conscience est déjà un premier pas : souvent on ne fait que reproduire ce qu’on a toujours vécu, parce qu’on ne connaît rien d’autre, et qu’on ne se rend pas compte qu’il est possible de fonctionner autrement !

colère - blog Auxiliaire Être Communiquer, donc. Observer une situation sans jugement, reconnaître et mettre des mots sur ses sentiments, cerner les besoins qui en découlent, et finalement formuler une demande suffisamment concrète pour que l’autre puisse y répondre.

La démarche de la CNV, apparemment simple, est moins évidente qu’il y paraît à mettre en œuvre. Mon but ici n’est pas de présenter en détail cette approche mais de donner des pistes. L’important est qu’une prise de conscience et un changement d’attitude aient été amorcés vis-à-vis de l’entourage.

Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi « nettoyer » les blocages émotionnels, les mémoires ancrées dans notre système énergétique. Et c’est là que le « tapping », l’EFT, entre en jeu. Quelques rondes et l’énergie se remet à circuler, les émotions négatives se dissipent et retombent, comme l’eau qui s’écoule d’un évier ! Le ressenti est souvent spectaculaire. Et l’effet est durable, car le changement ne se limite pas au mental ; il est vécu dans le corps.

Et par ricochet, compagnon et enfants changent aussi, car tout cela fonctionne de manière systémique ; si vous modifiez un élément, ceux qui y sont liés se transforment automatiquement ! Elle n’est pas belle la vie ?

Bien sûr je ne vais pas prétendre ici qu’il est possible de vivre une transformation personnelle complète et profonde après quelques séances de psychothérapie. Mais vivre un mieux être, voir ses relations de couple s’améliorer alors qu’on pensait à se séparer, voir ses enfants abandonner les comportements agressifs, c’est déjà un progrès, non ?

vivre un mieux êtreAlors voilà, c’est important de savoir qu’il est possible à chacun d’effectuer un changement significatif dans sa vie sans y passer des années. C’est tout le mal que je vous souhaite cher lecteur!

A bientôt !

Si cet article vous a interpelé, si vous avez des questions, vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous !

 

Lectures recommandées :

  • Marshall B. Rosenberg : Les mots sont des fenêtres (ou des murs) Editions Jouvence – un classique sur la Communication Non Violente, par le créateur de cette approche.
  • L’EFT (technique de libération émotionnelle) pour les nuls, par H. Fone et J-M Gurret, Editions First – Une bonne introduction aussi dans cette série particulièrement claire et agréable à consulter, à mon avis.

Photos Flickr :

Photo 1 : I..C..U

Photo 2: erimbod

Photo 3: BebopDesigner

 

L’intuition… quelques trucs pour activer ce pouvoir que vous possédez tous !

nous sommes tous intuitifsSans rentrer dans les détails, on peut décrire l’intuition comme la capacité à se connecter à cette partie de nous qui « sait ». Qui sait : pas nécessairement ce qui va arriver mais ce qui est bon pour nous, ce qu’il y a lieu de faire ou de penser, ce qui peut nous aider…

Ce savoir se manifeste à nous de manière instantanée, sous forme de motsd’imagesd’émotionsd’impressions, de sensations physiques… Notre corps notamment est un indicateur précieux et se mettre à l’écoute de notre ressenti corporel face à l’une ou l’autre situation problématique nous apporte des informations très fiables sur ce qui se passe en nous de manière plus ou moins inconsciente et sur les solutions appropriées. Mais chacun de nous a son « canal » privilégié, à nous de le découvrir !

Ces informations nous parviennent donc de manière immédiate et non rationnelle. Elles peuvent ensuite être élaborées et complétées par la réflexion.

La bonne nouvelle donc c’est que nous sommes tous intuitifs ! Si nous n’utilisons pas notre intuition, c’est sans doute parce que notre environnement ou notre éducation ne nous a pas ouvert à cette forme d’intelligence !

Donc, on peut développer son intuition… mais comment ?

intuition1er pas : reconnaître et accepter que l’intuition existe.

Vous avez sûrement déjà, dans votre vie, observé que vote feeling, votre ressenti était juste.

Par exemple, vous avez pris rapidement une décision, sans savoir pourquoi, et cela vous a évité des ennuis. Vous avez pensé à quelqu’un juste avant qu’il ne vos téléphone. Vous avez fait un rêve prémonitoire. Une idée vous est venue tout d’un coup, vous l’avez d’abord trouvé complètement folle, puis il s’est avéré que c’était LA solution que vous cherchiez depuis longtemps !

Cela vous est déjà arrivé, n’est-ce pas ? Donc, vous êtes intuitif !

2ème pas : se mettre à l’écoute de notre intuition

Vigilance Oui, me direz-vous, mais comment la reconnaître ?

Souvent la première impression est la bonne, et c’est vrai que l’intuition se manifeste en général de manière fulgurante et inattendue ! Mais toutes les choses qui nous viennent rapidement à l’esprit ne sont pas pour autant des intuitions…

Pour faire le tri plus facilement, différents outils peuvent nous aider, la relaxation par exemple.

Ce qui est sûr, c’est que les « oui, mais… » les peurs, les freins qui suivent une réponse proviennent de notre mental et ne sont pas des intuitions !

S’exercer reste un très bon moyen de reconnaître l’intuition, et cela peut vraiment être amusant tout en étant très porteur, car la voix de l’intuition est JUSTE ! Si vous affinez votre discernement, quel merveilleux outil vous avez à portée de main !

Alors voici comment faire : face à un problème ou un choix à faire (quel cadeau offrir à Sébastien ? faire cette ballade le matin ou l’après-midi pour éviter la pluie?)Cela ne doit pas être une question existentielle, en tout cas pas pour commencer !

Donc face à ce choix notez dans un carnet vos impressions premières, ce qui vient d’abord, puis les réactions qui surgissent dans un deuxième temps. Puis, suivez ce que vous pensez être votre intuition, et observez les résultats… Vous allez peut-être vous rendre compte que vous avez choisi pour Nathalie, que vous n’avez encore jamais rencontrée,  un bouquet de fleurs exactement assorti aux couleurs de son living ! C’est une bonne manière d’observer comment fonctionne notre propre intuition, et comment nous avons peut-être tendance à l’étouffer.

Ces exercices vous permettront de vous mettre à l’écoute et de reconnaître petit à petit la « voix » ou le mode d’expression de l’intuition en vous.

intuition  AlicePopkorn3ème pas : prendre l’intuition comme un jeu !

Acceptez de commettre des erreurs d’interprétation, de ne pas capter le bon message… La peur de se tromper est souvent un frein important au développement de nos capacités intuitives.

Si vous vous exercez sur des sujets peu importants, vous prenez peu de risques. Acceptez vos erreurs sans vous juger ! la confiance en soi et l’harmonie intérieure sont importantes pour laisser l’intuition s’exprimer ! De même la curiosité, la joie de la découvertel’ouverture à l’inconnu, le plaisir sont des états qui favorisent l’intuition et son développement. Il y a pire comme programme, non ?

Par exemple : amusez-vous à vous rendre en voiture à un endroit où vous n’êtes jamais allé, en n’ayant qu’une vague idée de sa situation. (Vers le nord ?…) Fiez-vous uniquement à votre « nez ». Donc pas de carte, pas de GPS (ou dans votre sac, au cas où… ;-)) Partez à l’aventure en suivant votre flair pour la direction à prendre. A gauche ou à droite ? Tiens, c’est joli par ici… Laissez-vous guider par votre sixième sens, sans trop vous poser de questions, amusez-vous et profitez du voyage. Bien sûr, évitez un rendez-vous à une heure précise ! Pas le sens de l’orientation ? Et si c’était une croyance limitante ?? Essayez, vous serez surpris du résultat ! Et n’hésitez pas à me raconter votre expérience dans les commentaires !

A très bientôt !

 

Photos Flickr 1: h.koppdelaney 2:  the half-blood prince 4:  AlicePopkorn

7 bienfaits (entre autres !) que la méditation va vous apporter…

les bienfaits de la méditation1 Diminution du stress

Ces effets sont parmi les plus connus, popularisés par l’essor actuel de la méditation « pleine conscience » (mindfulness). Il n’est toutefois pas nécessaire de participer à des groupes de suivi de pathologies spécifiques pour ressentir les effets positifs de la méditation à ce niveau. Les recherches scientifiques démontrent que méditer équilibre notre système nerveux autonome, en mobilisant le parasympathique, opposé au système sympathique qui lui est en lien avec le stress. Le cœur bat moins vite, la tension artérielle baisse, on digère mieux… bref, la méditation calme !

2 Amélioration des défenses immunitaires

Par ricochet, le système immunitaire est renforcé, car de nombreux organes impliqués sont régis par le système nerveux autonome (ganglions lymphatiques, moelle osseuse…) Méditer augmente l’efficacité des immunoglobulines par exemple, qui sont au premier rang dans la défense contre les infections.

3 Un meilleur niveau d’énergie

Méditer calme et équilibre, le sommeil s’améliore et s’approfondit, et on se sent plus en forme. Pendant la méditation aussi les tensions se relâchent et l’énergie circule mieux. Après une séance de méditation on se sent à la fois revigoré et détendu !

méditer 4 Aide à la diminution des « mauvaises habitudes » de dépendance et/ou de compensation

Fumer, manger trop… nous permet souvent de faire face à nos frustrations et nos tensions chroniques. Sans être une solution miracle, la méditation permet de se sentir plus libre, d’être plus conscient de ce que l’on fait au lieu de fonctionner en pilotage automatique. Lorsque on est présent à soi au moment où on s’empare d’une cigarette, on se remet en question à un moment donné. Pour peut-être prendre conscience de l’inutilité du geste…  et jeter le paquet à la poubelle ! Tout cela se met en place progressivement, à condition de pratiquer régulièrement.

5 Une meilleure gestion des émotions

Méditer permet de prendre du recul par rapport à la vie de tous les jours, et donc de relativiser les soucis, voire les sources d’anxiété. Le pratiquant est plus serein car il contacte, en méditation, cette partie de lui-même au-delà du mental, là où résident la paix, la joie et la confiance !

En effet, prenant conscience que nos pensées et nos émotions sont en perpétuel mouvement, nous prenons de la distance au lieu de nous y accrocher. Ce recul nous permet de ne pas prendre les choses trop à cœur. Nous finissons par ressentir une sécurité, une solidité intérieure sur laquelle nous appuyer. Il y a à l’intérieur de nous un lieu de sérénité qui est toujours là pour nous, où nous pouvons nous poser et nous ressourcer.  Dès lors les événements difficiles de la vie nous perturbent moins ; nous devenons moins réactifs émotionnellement, nous nous mettons moins vite en colère par exemple (ou même plus du tout! 😉 )Le fait de sentir que l’on possède en soi les ressources nécessaires pour faire face aux obstacles, que l’on peut à tout moment se connecter à ce socle de paix vibrant de vie donne un profond sentiment de confiance !

méditation6 Globalement, une meilleure qualité de vie

Méditer, c’est développer une conscience à soi ici et maintenant, une vigilance qui permet d’être plus présent dans sa vie, instant après instant. Au lieu de fonctionner en pilotage automatique, nous sommes plus présents à nous-mêmes et aux autres, ce qui nous permet de vivre de façon plus gratifiante et intense. Moins de futur, moins de passé… moins de problèmes, puisque la plupart du temps ceux que nous anticipons ne se produisent pas ! (voir l’article : J’ai un problème… et alors ? le lien se trouve juste à gauche)

Prenant du recul par rapport aux événements de notre vie, notre réflexion, notre regard s’approfondissent, nous discernons plus aisément ce qui est important de ce qui l’est moins. Nos valeurs, le sens que nous donnons à notre vie se précisent, et nous avons envie d’aller à l’essentiel, de vivre de manière plus simple et authentique, aussi. Nous contactons nos besoins réels et faisons des choix plus en accord avec notre identité profonde.

Notre intuition se développe car les émotions et les pensées se calment, qui font souvent barrage. Nous voyons plus clair, ce qui favorise l’action juste, l’ouverture aux possibilités nouvelles.

méditer 7 Plus d’ouverture aux autres et de compassion

Méditer nous fait prendre conscience que nous sommes tous reliés, que nous faisons partie d’un tout et que nous cherchons tous le bonheur. Ressentir cette absence de frontières entre nous et le monde, entre nous et les autres est une des expériences les plus extraordinaires qui soient. Nous développons davantage de tolérance, de bienveillance, de souplesse, et en retour nos relations avec les autres s’améliorent. En méditant nous contactons cet espace de paix et d’amour inconditionnel qui réside en chacun de nous, et qui nous permet d’ouvrir notre cœur à la bonté gratuite, à l’empathie, au désir spontané d’aider. Beau programme, non ?

 

Voilà un petit aperçu de tout ce que la méditation apporte… à condition de méditer! 😉

En effet, la seule véritable clé est : pratiquer, pratiquer, pratiquer !

La méditation se vit, s’expérimente, devient un état, une manière d’être et de vivre. Une fois que vous avez trouvé votre style, votre rythme… il faut s’y tenir, mais les premiers efforts nécessaires pour mettre l’habitude en place sont grandement récompensés… car méditer peut vraiment transformer votre vie !

Référence de lecture : « Transformer sa vie par la méditation » par Nathalie Ferron, éditions Albin Michel

photo 1: airguy 1988

photo 2: h.koppdelaney

photo 3: karamellzucker

photo 4: Badruddeen

surfer sur la vagueC’est vrai qu’en cette période de (soi-disant ?) crise, nous sommes assaillis de nouvelles pessimistes. Que ce soit à la radio ou aux journaux télévisés, nous recevons rarement des messages d’espoir ou d’optimisme. Pertes d’emploi, vie chère, perspectives sombres… pas de quoi se remonter le moral ! Si nous n’y prêtons pas garde, nous nous laissons rapidement gagner par la morosité ambiante, par l’inquiétude, voire l’angoisse. Et si jamais je perdais mon boulot… et l’avenir des enfants… et si… etc.

C’est vrai, ce climat d’incertitude véhiculé par les medias est inconfortable et déstabilisant. On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, et cette absence de maîtrise sur notre vie, réelle ou supposée, est vécue comme particulièrement insécurisante.

Oui, mais que faire ? Nous n’avons quand-même pas de prise, ou très peu, sur les événements collectifs. Pouvons-nous faire autre chose que subir?

Je n’ai pas l’intention ici d’entamer un débat sur le pouvoir créateur de nos pensées ou sur notre réelle identité d’Être créateur, ce sera peut-être le sujet d’un autre article.

Est-ce l’été, le temps splendide qui nous comble d’aise depuis quelques semaines… Cette incertitude véhiculée par l’inconscient collectif me fait penser à quelque chose de beaucoup plus léger et excitant.

la vague de la vieAvez-vous déjà fait du surf ? Du ski ? Ou au moins de la balançoire… Vous connaissez alors cette sensation délicieuse de se laisser porter, entraîner par la puissance de la vague, de l’élan ou de la gravité, tout en gérant votre direction ou votre vitesse par quelques mouvements précis adroitement placés…

Le petit chatouillement dan le ventre, cette impression grisante de perdre pied, de flotter en apesanteur, de lâcher prise tout en gardant malgré tout le contrôle

C’est agréable, n’est-ce pas ? Et s’il était possible de surfer sur le courant de la vie, comme sur une belle vague bleue ? Si nous pouvions nous laisser porter, guider, conduire, en vivant cela comme une expérience joyeuse, en restant positivement ouvert à l’inconnu ?

Car si la vague de la vie nous emmène, si c’est elle qui a la puissance et le pouvoir de nous diriger, c’est nous qui avons la maîtrise de nos mouvements sur la planche, c’est nous qui exerçons notre savoir-faire – et notre savoir-vivre – pour rester en équilibre et vivre l’expérience comme quelque chose de gratifiant, de plaisant, d’instructif

Dans cette perspective l’inconnu, l’impression de perte de contrôle peuvent être ressentis comme quelque chose de positif ! Car si nous ne maîtrisons pas la vague, nous pouvons contrôler la manière dont nous abordons le courant !

Alors, comment allez-vous faire pour surfer sur la vague de votre vie ?

photo 2 flickr/bernard paris

Essayer encoreLâcher prise… une force ?

Que faisons-nous la plupart du temps face aux difficultés que la vie met sur notre chemin ? Nous avons appris qu’il fallait nous battre, être courageux, prendre les choses en mains… Face à un deuil ou une séparation, une maladie invalidante, un problème relationnel, un obstacle professionnel, nous « gérons » ! Le cortège des « il faut », « je devrais »… se met en place. Même s’il s’agit simplement d’un défi à relever, d’un objectif qui nous tient à cœur… Surtout pas question de se laisser aller, nous devons faire face, contrôler… Si, épuisés par cette lutte contre nous-mêmes ou les événements, nous finissons par craquer, nous vivons cela comme une défaite, un renoncement, avec l’amertume, la colère voire la dépression qui accompagnent souvent le retrait du combat.

Quelles sont les conséquences de tout cela ?

Dans tous les cas, nous souffrons, nous nous empoisonnons la vie… De plus, la résistance, la peur, la lutte nous coûtent une énergie incroyable, pompent nos ressources et notre capacité à agir efficacement. Pourquoi ? Parce que les émotions négatives, les tensions que nous nous imposons  nous empêchent de voir clair et de poser les actions appropriées, nous incitant à nous débattre plutôt qu’à prendre du recul et à utiliser judicieusement les opportunités ou les forces qui sont à notre portée.

De plus, ce à quoi nous résistons, persiste, car tout simplement nous bloquons ainsi les énergies de la Vie. Focalisés sur notre difficulté ou notre désir, nous lui donnons une importance énorme, qui occulte tout le reste, et nous donne finalement un sentiment d’incompétence, voire d’impuissance. Et le pire, c’est que les résultats sont souvent contraires à ce que nous voulons !

La solution, vous vous en doutez, se trouve dans l’acceptation et le lâcher prise. Ok, mais comment faire ?

lâcher prise, une force?D’abord lâcher prise, ce n’est ni renoncer, ni se résigner, ni ne rien faire. C’est adopter une autre tactique, apprendre une autre manière d’être. Utiliser à son profit notre énergie vitale ou le courant de la Vie, plutôt que de vouloir le maîtriser par notre mental ou notre volonté. Prendre conscience que nous avons en nous d’autres ressources, et les exploiter. Oui, cela s’apprend ! Et c’est tout bénéfice : d’abord, on se sent mieux, en paix, plus confiant. Ensuite, souvent, les choses « se mettent », comme on dit chez nous. Les situations se débloquent, les opportunités apparaissent… Tout devient miraculeusement plus facile !

Pour vous montrer que lâcher prise peut être vraiment simple, je vais vous donner ici 2 petits trucs ou exercices qui pourront vous aider en ce sens.

1- Déplacez votre attention

Vous avez sûrement déjà entendu parler de femmes qui désespèrent de devenir mères, adoptent un enfant, et se retrouvent tout d’un coup enceintes alors qu’elles n’y pensaient plus… Que s’est-il passé ? Elles ont lâché prise ! En cessant de se mettre sous tension dans leur désir de donner la vie, elles ont permis aux mécanismes physiologiques de fonctionner…

lâcher priseA un autre niveau, vous pouvez aussi vous libérer en déplaçant l’objet de votre attention : prendre du recul, des vacances, vous donner un nouvel objectif, centrer votre vie sur d’autres valeurs, reconstruire votre existence sur de nouvelles bases, vous faire plaisir autrement… L’important est de changer vos préoccupations sur le plan mental, émotionnel, voire physique, tout en vous laissant absorber par ce nouveau focus. Cela permet à des nouvelles solutions de surgir, aux énergies de se renouveler.

Bien sûr, suivant l’ampleur de ce que vous vivez, ce déplacement peut être rapide, ou prendre un peu de temps. L’important est de rester ouvert à cette possibilité et de faire confiance aux mécanismes en jeu.

2 – Dégager l’espace

Cette méthode est dérivée du Focusing de E. Gendlin, elle constitue (la première partie en tout cas) une étape de ce processus thérapeutique. Voici :

D’abord, centrez vous sur ce que vous ressentez ici et maintenant. Qu’est-ce qui vous tracasse ? Quels sont les problèmes que vous avez en tête ? Ils peuvent être importants ou dérisoires. Ne réfléchissez pas, contentez-vous de faire mentalement une liste. Si cela vous aide, vous pouvez écrire cette liste sur un papier, sans vous arrêter à rentrer dans une description. Enumérez vos problèmes, empilez-les, reculez et observez-les de loin.

lâcher priseRestez autant que possible détaché de ces problèmes. Puis, trouvez un endroit dans votre environnement où vous pourriez les ranger, momentanément en tout cas : une boîte, une armoire… si vous avez rédigé une liste, placez le document dans cet endroit. Sinon, faites-le mentalement. Ou alors, choisissez une personne en qui vous avez confiance : un personnage imaginaire, un guide, quelqu’un de connu qui vous inspire, une personne proche qui vous conseille… et confiez-lui mentalement votre pile de problèmes. L’idée est de les mettre de côté, de vous en détacher pour être ici et maintenant plus serein, quitte à y revenir la tête reposée. Vous sentez-vous un peu mieux ? Voilà un autre moyen de lâcher prise !

Voilà, j’espère que ce petit article vous aura un peu éclairé… Alors, d’après vous, le lâcher prise est-il une force ?